Journal d'une boulimique. http://illusion.journalintime.com/ > fr 2017-05-16T22:44:40+02:00 http://illusion.journalintime.com/Petit-biscuit-Sunset-Lover Petit biscuit - Sunset Lover Bon. Je suis bloquée sentimentalement. C'était un acte assez volontaire de ma part. Ca commence à me prendre la tête donc je pense que ça serait bien d'en sortir. Je me suis faite opérée ce week-end de l'appendicite. J'ai sonné à Pat avant d'aller aux urgences pour voir s'il travaillait mais il était en France. J'ai donc été dans un autre hôpital. Lundi et aujourd'hui il a pris de mes nouvelles, se tracassant pour moi, allant jusqu'à me faire un peu la morale pour que je reste tranquille. Ca me touche ce type d'attention mais ça me rend également très triste. Je me rend Bon. Je suis bloquée sentimentalement. C’était un acte assez volontaire de ma part. Ca commence à me prendre la tête donc je pense que ça serait bien d’en sortir.

Je me suis faite opérée ce week-end de l’appendicite. J’ai sonné à Pat avant d’aller aux urgences pour voir s’il travaillait mais il était en France. J’ai donc été dans un autre hôpital. Lundi et aujourd’hui il a pris de mes nouvelles, se tracassant pour moi, allant jusqu’à me faire un peu la morale pour que je reste tranquille.
Ca me touche ce type d’attention mais ça me rend également très triste. Je me rend compte qu’il me manque, que je voudrais qu’il soit près de moi, que j’ai envie de recommencer quelque chose avec lui. Bref, que je suis toujours amoureuse. Rien que de l’écrire, j’en ai les larmes aux yeux.
Dès que j’ai de ses nouvelles, ca me fait regretter de lui avoir dit qu’il ne devait même pas essayer de revenir, que de toute façon je ne le reprendrais jamais.
Rien qu’en écrivant, je me rend compte de ce que je dois faire. Je vais lui écrire une lettre. Je vais lui écrire que je l’aime toujours, que même si je suis contente que l’on soit en bon terme, ce type de contacts est difficile à vivre pour moi. Que je regrette de lui avoir dit ça, même si je pense qu’il doit régler des choses de son côté avant qu’on puisse reconstruire quelque chose.
En écrivant ça je me rend à nouveau compte que si ça se trouve lui, il n’en est pas du tout là. Si ça se trouve, il fait juste ça de manière amicale et ne voit pas du tout le côté bizarre de la situation.
Bon non, en fait la meilleure manière de régler ça, c’est de considérer cette histoire comme terminée ! Arrêter de croire qu’il doit revenir ou que je dois aller le rechercher. Après tout, c’est lui qui m’a quitté. C’est à lui de revenir vers moi. Ca ne sert à rien d’aller me planter devant lui et le supplier de me reprendre. Et s’il n’a juste pas le courage de venir me rechercher alors qu’il en a envie, ben c’est triste, mais je ne vais pas le prendre par la main toute notre vie.
Puis merde quoi, c’est lui qui a pris cette décision pour nous deux. Oui je trouve ça con comme situation. Mais je ne saurais rien y faire. Je vais laisser couler et s’il me recontacte encore, je mettrais les points sur les i. Maintenant, vis-à-vis de lui, j’avance !

Deuxième chose qui me prend la tête : Ciril. Bon. Je l’aime bien. Mais il ne me voit que comme une amie. Et j’ai bien renforcé cette friendzone aussi. Je lui parle de Pat, des mecs que j’ai ramené. Bref, je n’arrange pas mon cas. Maintenant, à moi de voir ce que je veux : ami ou plus ? Il faut que je prenne cette décision et que je m’y tienne. Le seul truc, c’est que si je décide plus, je risque de le perdre et de ne plus le revoir. A voir ce que je suis prête à faire.
Je vais choisir la voie amitié.

La solitude sera plus facile à gérer. De plus, je compte toujours partir pour une durée indéterminée.

]]>
2017-05-16T22:44:40+02:00
http://illusion.journalintime.com/Sia-We-can-hurt-together Sia - We can hurt together Je crois que je vais arrêter de voir ma psy. Elle est d'accord avec moi. Même si je me fais toujours vomir, je ne vois pas ce que nos cessions pourraient m'apporter de plus. J'ai tous les éléments en main pour pouvoir faire en sorte d'arrêter. Il ne me reste "plus qu'à" décider que j'ai vraiment envie de m'en sortir. Il est vrai que je me suis toujours située un peu entre les deux. Envie que ça s'arrête mais pas toujours la force de me battre pour ça. Toujours envie de remettre ce problème à plus tard. Bref, un jour j'y arriverai, je ne désespère pas. J'ai repris en main mes Je crois que je vais arrêter de voir ma psy. Elle est d’accord avec moi. Même si je me fais toujours vomir, je ne vois pas ce que nos cessions pourraient m’apporter de plus. J’ai tous les éléments en main pour pouvoir faire en sorte d’arrêter. Il ne me reste "plus qu’à" décider que j’ai vraiment envie de m’en sortir. Il est vrai que je me suis toujours située un peu entre les deux. Envie que ça s’arrête mais pas toujours la force de me battre pour ça. Toujours envie de remettre ce problème à plus tard. Bref, un jour j’y arriverai, je ne désespère pas. J’ai repris en main mes repas. Des repas sains mais pas trop frustrant. J’envie les personnes qui ne doivent pas se prendre la tête pour se faire à manger.

Sinon, j’ai revu Pat. On a été boire un verre tous les deux pour pouvoir mettre les choses à plat. Ca c’est très bien passé. On a discuté pendant plus de deux heures de tout et de rien. On a un peu abordé la rupture aussi. Conclusion ? Je suis toujours amoureuse de lui. Il me manque. Notre relation était géniale. Mais il a toujours des choses à régler de son côté et j’ai des choses à réaliser avant de pouvoir m’investir dans quoi que ce soit de sérieux. Voilààààà. Life sucks. Love sucks.

Sinon Ciril (oui avec deux i et pas de y), ben c’est mon pote. Plus j’apprends à le connaître, plus il me plaît et plus je suis sa pote. Relationship sucks.

Je me réhabitue à la solitude sinon. Je ne me sens plus obligée de faire mille trucs pour ne pas craquer et pleurer pendant trois jours. J’apprends à être heureuse avec moi. Je suis la seule personne avec qui je serais obligée de vivre toute ma vie après tout. Ca a un côté rassurant comme pensée. Le fait que, vu d’un certain point de vue, je ne serais jamais seule. Je m’aurais toujours, moi. Ma plus grande bataille mais ma plus grande force aussi.

Je continue tout doucement mes recherches pour partir en Amérique latine. J’ai commencé à apprendre l’espagnol.

Je veux avoir fini cette année d’étude. J’en ai marre. Je n’avance pas dans mes révisions. Je n’ai jamais été aussi peu productive. Vivement la fin !

]]>
2017-05-12T13:51:23+02:00
http://illusion.journalintime.com/Se-vider-la-tete-2 Se vider la tête. 2 Où en étais-je ? Cyril. Donc oui, ce gars m'a clairement installé confortablement dans la friendzone. Et pour le moment, ça me suffit. J'ai besoin de le connaître plus. Et je me dis que, avec un peu de chance, il s'installera dans ma friendzone aussi. Pour le moment, je ne vois que les aspects positifs de sa personne. Premièrement, physiquement, il est très, très agréable à regarder. Mais hormis ses attraits physiques, il a énormément de discussion, sur tout. S'il ne connait pas bien un sujet, il va se renseigner et m'envoyer des liens pour confirmer (ou infirmer) ses arguments. Où en étais-je ? Cyril.

Donc oui, ce gars m’a clairement installé confortablement dans la friendzone. Et pour le moment, ça me suffit. J’ai besoin de le connaître plus. Et je me dis que, avec un peu de chance, il s’installera dans ma friendzone aussi. Pour le moment, je ne vois que les aspects positifs de sa personne. Premièrement, physiquement, il est très, très agréable à regarder. Mais hormis ses attraits physiques, il a énormément de discussion, sur tout. S’il ne connait pas bien un sujet, il va se renseigner et m’envoyer des liens pour confirmer (ou infirmer) ses arguments. Il accepte le fait qu’on ne soit pas d’accord. Il veut voyager. Malgré son côté plutôt timide, il est sociable. Il est gentil sans pour autant être naïf. Il aime faire la fête sans pour autant que ça soit son mode de vie. Il écoute. Sa chambre n’est pas un gros bordel d’ados mais est plutôt, au contraire, bien rangée (sans que ça soit non plus avec un côté maniaque).
Trois problèmes se posent à toutes ces qualités :
- il ne me voit que comme une amie (mais je pense que ça pourrait changer avec le temps) ;
- il n’a pas vraiment l’air de savoir ce qu’il veut ;
- je ne sais pas ce que je veux.
C’est donc une bonne chose que nous ne soyons qu’amis.

Je crois qu’il faut que je parte, que je voyage. Toutes mes angoisses se dissoudraient si je voyageais. Ca serait une sorte de fuite, mais quelque chose de constructif. J’ai toujours eu envie de partir seule en sac à dos. C’est maintenant que je dois le faire où jamais. Quand j’étais avec Pat, je commençais à angoisser de me réveiller 10 ans plus tard et de regretter de ne pas avoir fait tous les voyages dont j’avais envie. D’ailleurs, j’avais commencé à lui parler du fait que je voulais partir un mois sans lui. J’avais dit un mois parce que je ne me sentais pas capable d’être loin de lui pendant plus longtemps et qu’une relation à distance ne m’intéressais pas. Mais en vrai, je voulais partir beaucoup plus longtemps. Je veux partir sans avoir de dates de retour. Revenir parce que j’ai fait le tour de ce que je voulais, parce qu’il est temps pour moi de rentrer et de commencer ma vie d’adulte.

Je vais avoir 25 ans ce 30 mai. Quand je dis aux gens que cela m’angoisse, beaucoup se moque de moi. Beaucoup sont plus âgés et n’ont eu aucun mal à passer ce cap. Ce qui m’angoisse, c’est que j’aimerai me marier et j’aimerai avoir des enfants au début de la trentaine. Il ne me reste donc plus que cinq ans pour réaliser toutes mes envies de voyage en solitaire et pour trouver l’homme avec qui j’aurai envie de construire ma vie. Bref, c’est assez court. Et tant que je ne me serais pas réalisée seule, je ne pourrais pas avancer dans ma vie à deux. Je chercherai toujours des hommes qui ne savent pas ce qu’ils veulent pour être sûre de ne pas me retrouver coincer dans une relation que je finirai par détester.

Bref, je crois que je vais partir en Amérique latine.

]]>
2017-04-23T23:20:55+02:00
http://illusion.journalintime.com/Se-vider-la-tete Se vider la tête. Cela fait deux semaines que je ne dors pas très bien. J'ai des difficultés pour m'endormir et quand je dors enfin, je finis par me réveiller deux ou trois heures plus tard. Je n'ai pas ce qu'on appelle des nuits réparatrices. D'habitude, quand j'ai des difficultés à m'endormir, il suffit que je me fasse un petit film avec quelqu'un que j'aime bien et cela finit par m'endormir en rêvant de ce début d'histoire. Ici, ça n'a eu aucun effet. Je pense donc qu'il est temps que je sorte tout ce qui est dans ma tête. Je vais bientôt finir mes études. En septembre, si tout se passe bien, Cela fait deux semaines que je ne dors pas très bien. J’ai des difficultés pour m’endormir et quand je dors enfin, je finis par me réveiller deux ou trois heures plus tard. Je n’ai pas ce qu’on appelle des nuits réparatrices. D’habitude, quand j’ai des difficultés à m’endormir, il suffit que je me fasse un petit film avec quelqu’un que j’aime bien et cela finit par m’endormir en rêvant de ce début d’histoire. Ici, ça n’a eu aucun effet. Je pense donc qu’il est temps que je sorte tout ce qui est dans ma tête.

Je vais bientôt finir mes études. En septembre, si tout se passe bien, je devrais être diplômée. Si je rêve de ce jour pour pouvoir enfin être totalement indépendante de mes parents et pour pouvoir gagner vraiment ma vie, j’en ai aussi extrêmement peur. J’ai peur de l’avenir. J’ai peur de ne pas pouvoir planifier ce que je ne connais pas. La planification, c’est mon truc. Toujours avoir le contrôle. Aussi non, c’est l’angoisse assurée. Et là, je n’ai aucun contrôle. Quand je m’imagine bloquée dans un boulot pour dix ans, avec des crédits à payer, un loyer,... J’ai une boule qui vient bloquer mon oesophage. C’est comme ça que la crise d’angoisse commence. Rien qu’en écrivant ça, cette boule revient m’oppresser.
Pourtant, il faut bien que je les termine ces études. Je ne vais pas rester dix ans dedans et en plus, j’ai vraiment envie d’en être débarrassées. Je suis en train de chercher les dernières sources énergétiques au sein de mon être afin de les dédier à ça. Ca ne va pas être facile, mais ça n’est pas la première chose difficile qui m’arrive.

Pat. Depuis que c’est terminé, je suis sortie avec plusieurs gars. Certains plus intéressants que d’autres. J’ai espéré que ça puisse fonctionner, tout en étant incapable de m’engager. Ca, c’est mon côté qui aime les paradoxes. J’avais envie que certains gars, que un gars en particulier en fait, me court après, qu’il me supplie qu’on se mette ensemble. Et qu’on le soit vraiment. Tout en sachant que, un jour, ça finirait par exploser parce que, autant ce gars me plaisait, autant j’aime toujours Pat. Il me faudra plus de 2-3 mois pour passer outre ce sentiment.
Pat me manque. J’étais déjà un peu perdue sur la fin de notre relation parce que beaucoup de questions me venaient à l’esprit et je ne savais pas comment j’allais pouvoir concilier certaines de mes attentes avec notre relation. Cela me faisait extrêmement peur. Peur de le perdre et peur de me réveiller dans dix ans en le détestant parce que je serais passée à côté de certaines choses que je voulais absolument faire. Des choses que je voulais faire sans lui. Aujourd’hui, j’aimerai le voir pour pouvoir discuter avec lui de mes projets, connaître les siens. Souvent, quand je m’endors, je l’imagine me prendre dans ses bras et me dire que tout ira bien, quoi qu’il arrive.
Je l’aime toujours et je l’aimerai encore pendant un bon petit moment. Ca ne sert à rien que j’essaye d’effacer ce sentiment dans les bras d’autres gars. On ne supprime pas des sentiments comme ça. Maintenant je peux vivre avec. Ils ne me tuent pas petit à petit. Je suis plutôt reconnaissante de la relation qu’on a eu. Elle m’a fait grandir. Elle m’a fait évoluer, sans pour autant me faire souffrir. J’ai pu être la personne que j’étais avec lui. Cela m’a appris à m’assumer et à m’aimer un peu plus.
Je ne sais pas comment lui se sent par rapport à moi. Je ne sais pas s’il a toujours des sentiments ou s’il est passé à autre chose. Je n’ai pas envie de savoir. Cela ne me regarde plus. Malheureusement.

Cette fin de relation m’a fait me rendre compte que je voulais une vie de famille. Je veux des enfants. Je veux être maman. Je veux pouvoir construire quelque chose avec quelqu’un. Qu’on le fasse ensemble. Mais j’ai peur également d’être maman sans pour autant avoir réalisé toutes mes envies. Toutes ces choses que je ne pourrais plus faire en élevant des enfants. J’ai besoin de les réaliser avant de rencontrer quelqu’un avec qui je pourrais être vraiment bien et construire ma vie. C’est ça qui manquait à ma relation avec Pat. Pas grand chose, presque rien, juste qu’on soit prêt à construire notre vie ensemble. Cela me rend triste, même si je sais que je ne pourrais rien faire contre ça.

Ma collocation. Mes trois collocs veulent partir en septembre pour diverses raisons. Cela me rend triste parce que je passe de bons moments avec eux et notre collocation se passe très bien. Du coup, si je veux rester, il faut que je trouve trois nouvelles personnes, ce qui m’angoisse pour différentes raisons. Comment trouver des gens avec qui cela se passe aussi bien ? Il y a un problème d’humidité dans la maison et les proprios sont assez lents pour réagir. Je n’ai pas envie de mentir à des gens qui vont finir par me détester toute l’année. Et si je pars, on doit rendre notre préavis fin mai, ce qui ne me laisse pas énormément de temps pour me décider.

Cyril. Ce gars est trop bien. Pour la première fois depuis très, très longtemps, je rencontre un gars super bien avec qui je ne veux pas qu’il se passe quelque chose. Comprenons-nous bien : il me plaît. Je l’imaginerai bien être l’homme de ma vie par exemple. Rien que ça. Mais je ne voulais pas tenter quelque chose avec lui parce que premièrement, Pat est encore trop présent dans ma tête. Deuxièmement, si je me met dans une relation maintenant, je sais que ça ne durera pas. J’ai encore trop de questions sur moi-même à régler avant de tester quoi que ce soit avec quelqu’un. Et je ne voulais pas d’une relation comme ça avec Cyril. Je parle au passé parce que, de toute façon, il a compris que je l’aimais bien et m’a gentillement placé dans ce tendre espace qu’on appelle la friendzone. Bref, un mal pour un bien. Depuis cet épisode il n’est pas devenu distant. On se voit et on se parle autant qu’avant. Ce qui est une bonne chose. On parle de sujets dont je ne parle pas souvent. Il me pousse à réfléchir sur moi-même. Tout ça s’en rendre compte, bien évidemment. Ce qui est parfois très fatiguant et d’un autre côté, je sens que j’ai besoin de ça maintenant.

To be continued…

]]>
2017-04-23T18:29:00+02:00
http://illusion.journalintime.com/Mode-off Mode off. Aujourd'hui, je me suis levée à 8h. J'ai été rencontré un des lecteurs de mon mémoire. J'ai été au sport. J'ai été faire des courses. Et vers, midi, je me suis recouchée dans mon lit, j'ai fait trois crises de boulimie et j'ai regardé des séries débiles. Je suis toujours dans mon lit. J'attendais qu'il soit passé 19h30 pour me mettre à dormir jusqu'à demain mais, évidemment, le sommeil me fuit. Sinon, ça ne serait pas drôle. "Je suis pas bien dans ma tête, maman. J'ai perdu le goût de la fête, maman. Regarde comme ta fille est faite, maman. Je ne trouve pas de sens à Aujourd’hui, je me suis levée à 8h. J’ai été rencontré un des lecteurs de mon mémoire. J’ai été au sport. J’ai été faire des courses. Et vers, midi, je me suis recouchée dans mon lit, j’ai fait trois crises de boulimie et j’ai regardé des séries débiles. Je suis toujours dans mon lit. J’attendais qu’il soit passé 19h30 pour me mettre à dormir jusqu’à demain mais, évidemment, le sommeil me fuit. Sinon, ça ne serait pas drôle.

"Je suis pas bien dans ma tête, maman. J’ai perdu le goût de la fête, maman. Regarde comme ta fille est faite, maman. Je ne trouve pas de sens à ma quête, maman."
Louane - Maman

Les même phrases tournent en boucle dans ma tête. Ca en devient épuisant. Mais pas assez épuisant pour me laisser dormir apparemment…

Je suis grosse. Personne ne peut me trouver attirante. Même pas mon mec qui ne m’a plus touché depuis trois semaines.

J’ai bientôt 25 ans. Bientôt 10 ans que je suis boulimique. 10 ans de psy et je ne suis même pas capable de m’en sortir. Pourtant je me bat, je vous jure que je me bat ! Ca n’a pas l’air de fonctionner.

Je n’arriverai pas à finir mes études. Je suis fatiguée. Je n’ai ni la motivation ni le courage. Je ne vois juste pas l’intérêt d’avoir mon diplôme. Je finirai de toute façon par faire un boulot que je n’aime pas et qui me tuera à petit feu.

Je ne suis pas capable de gérer une relation de couple. On finit toujours par se lasser de moi. Je viens de réaliser que j’étais le prototype de la "fille à problèmes", la meuf ultra chiante que je déteste dans les films.

Je ne saurais pas élever d’enfants. J’ai déjà du mal à m’occuper de moi. Mes relations de couple ne durent jamais plus d’un an. Je me déteste plus de la moitié du temps. Je rendrai mon enfant complètement névrosé. Plutôt mourir qu’il ne devienne comme ça.

J’ai aucun projet. Je ne sais pas où je vais. J’ai pas envie de me lever le matin.

Je suis juste tellement fatiguée. Je voudrais que ces pensées arrêtent de tourner. C’est trop dur.

]]>
2017-02-09T21:12:12+01:00
http://illusion.journalintime.com/It-s-been-a-long-time-now-since-i-ve-seen-your-smile It's been a long time now since i've seen your smile. Chris, Bientôt trois ans que nous ne sommes plus ensemble. Quand je te croise, j'ai l'impression que c'était hier. Tu m'ignores toujours et je t'évite. Avec un peu de chance, dans quelques années nous ne nous reconnaîtrons même plus. Cependant, je pense qu'on n'oublie jamais la tête de l'un de ses fantômes. Je t'ai beaucoup observé hier, me demandant ce que je ressentais. J'ai un peu du mal à me décider sur mes émotions. Beaucoup de tristesse principalement. Je pense. Un brin de nostalgie. Qu'est-ce que j'ai pu t'aimer. Qu'est-ce que j'ai pu te haïr. A un moment, tu as pris Chris,

Bientôt trois ans que nous ne sommes plus ensemble. Quand je te croise, j’ai l’impression que c’était hier. Tu m’ignores toujours et je t’évite. Avec un peu de chance, dans quelques années nous ne nous reconnaîtrons même plus. Cependant, je pense qu’on n’oublie jamais la tête de l’un de ses fantômes.

Je t’ai beaucoup observé hier, me demandant ce que je ressentais. J’ai un peu du mal à me décider sur mes émotions. Beaucoup de tristesse principalement. Je pense. Un brin de nostalgie. Qu’est-ce que j’ai pu t’aimer. Qu’est-ce que j’ai pu te haïr.

A un moment, tu as pris Sophie dans tes bras et elle fut un peu hésitante. Comme si vous veniez de vous disputer. Je me suis dit que je ne voulais plus jamais ça. Je ne veux plus jamais me disputer à chaque soirée avec mon copain. Je ne veux plus me sentir en insécurité parce que je ne lui fais pas confiance. Je ne veux plus lui trouver des excuses à chaque fois qu’il me fait du mal.

J’ai longtemps cru que c’était ça l’amour. Ce que j’ai ressenti pour toi - et ce que je ressens encore parfois. Mais c’est juste une sorte d’attachement néfaste. Je me souviens qu’après t’avoir quitté, j’ai cherché du réconfort auprès d’un ami. Je n’ai cependant pas réussi à ce qu’il me touche. Et m’imaginer dans tes bras me donnait envie de vomir. J’étais emprisonnée. Emprisonnée dans un monde dans lequel tu ne pouvais plus exister et qui n’avait plus d’intérêt sans toi. Ca n’était pas de l’amour mais de l’aliénation.

Merci de m’ignorer. N’hésite pas à continuer. Cela me permet d’avancer.

Callie.

]]>
2016-08-22T02:49:53+02:00
http://illusion.journalintime.com/Dimanche-soir Dimanche soir. Il est passé deux heures du matin. J'ai un peu bu. J'ai croisé Chris. Je ne l'avais plus vu depuis un an. Il est venu à une soirée dans mon village. Presque un affront. Bientôt trois ans que nous ne sommes plus ensemble, près de trois ans qu'ils évitent toutes les soirées aux alentours du village dans lequel je vis. J'étais avec une copine quand je l'ai vu. Je lui ai serré le bras et elle m'a dit que je devais toute blanche. C'était comme si j'avais vu un fantôme. Je suis passée à côté de lui comme s'il n'avait jamais existé. Plus tard dans la soirée, j'ai croisé sa Il est passé deux heures du matin. J’ai un peu bu. J’ai croisé Chris. Je ne l’avais plus vu depuis un an.

Il est venu à une soirée dans mon village. Presque un affront. Bientôt trois ans que nous ne sommes plus ensemble, près de trois ans qu’ils évitent toutes les soirées aux alentours du village dans lequel je vis.
J’étais avec une copine quand je l’ai vu. Je lui ai serré le bras et elle m’a dit que je devais toute blanche. C’était comme si j’avais vu un fantôme. Je suis passée à côté de lui comme s’il n’avait jamais existé. Plus tard dans la soirée, j’ai croisé sa copine qui m’a dit qu’ils - c’est-à-dire elle et lui - m’avait vu passé au moins cinq fois et que je n’étais pas venu leur dire bonjour. Je lui ai répondu qu’il aurait fallu m’appeler : je serais venue dire bonjour.

Pour rappel, dernière fois que Chris m’a adressé la parole c’était il y a deux ans : il m’a gueulé dessus au milieu d’un festival en me traitant de salope et de connasse. Je l’ai croisé un an plus tard, c’est-à-dire l’année dernière et quand j’ai voulu venir dire bonjour, il a entrainé les gens plus loin.

Et sa copine qui en rajoute…

Je n’arrive pas à lui en vouloir. Je me met à sa place. Je connais Chris. Il a sûrement réussi à la monter contre moi, comme il l’a fait pour moi avec ses ex. Et je me sentais plus forte en étant sa copine super cool qui se dressait contre ses ex avec lui. J’étais tellement naïve.

J’ai beaucoup de chance qu’il m’évite. Je m’en rend compte. Ca me déchire un peu à chaque fois, mais c’est également plus facile. Je l’observais de loin et je me rendais compte que, dans son entourage, il y avait toujours des ex à lui qui n’ont toujours pas réussi à avoir une relation saine depuis lui.

]]>
2016-08-22T02:31:13+02:00
http://illusion.journalintime.com/La-vie-est-belle La vie est belle. Il est tard. Je suis fatiguée. Et peut-être un peu saoule. Cependant, j'ai envie que cet écrit soit beau. J'ai envie que puisse transparaître au milieu des mots le bonheur que je ressens. Je veux pouvoir relire ceci dans quelques mois, voire quelques années, tout en ressentant le bien-être que j'éprouve actuellement. J'ai réussi ma première année de master à 78 crédits. J'ai entrepris une nouvelle thérapie pour vaincre ma boulimie. J'ai un nouveau copain qui me mérite. Je ne m'épuise pas dans un boulot que je déteste pendant mes vacances. Je suis bien entourée, amicalement Il est tard. Je suis fatiguée. Et peut-être un peu saoule. Cependant, j’ai envie que cet écrit soit beau. J’ai envie que puisse transparaître au milieu des mots le bonheur que je ressens. Je veux pouvoir relire ceci dans quelques mois, voire quelques années, tout en ressentant le bien-être que j’éprouve actuellement.

J’ai réussi ma première année de master à 78 crédits. J’ai entrepris une nouvelle thérapie pour vaincre ma boulimie. J’ai un nouveau copain qui me mérite. Je ne m’épuise pas dans un boulot que je déteste pendant mes vacances. Je suis bien entourée, amicalement et au niveau familial. Je vais m’émanciper et quitter le nid familial.

Ma vie est belle. Je l’aime.

Je vais, tant bien que mal, essayer d’expliquer point par point.

J’ai réussi ma première année de master à 78 crédits.

J’ai repris en septembre, après mon bac d’assistante sociale, un master en sociologie. L’année de passerelle n’existant plus, je devais passer 78 crédits cette année au lieu de 60. Quelques personnes me disaient que ça ne pouvait pas être possible, que j’allais devoir reporter des cours à l’année prochaine ou du moins, avoir une seconde session.
Je me suis encore montrée que, malgré la pression, j’ai réussi à montrer à tout le monde que je pouvais réussir en première session, tout en faisant une distinction. Tout en ayant une vie sociale active. Tout en entreprenant une nouvelle thérapie (éreintante) sur moi-même. Tout en devant gérer une nouvelle relation amoureuse. Tout en travaillant comme étudiante à côté.
J’ai réussi. Cette année est une une réussite. Ca n’a pas tous les jours été facile, mais je n’ai pas baissé les bras et je me suis battue. Et j’ai réussi.
Je pars confiante pour l’année prochaine.

J’ai entrepris une nouvelle thérapie pour vaincre ma boulimie.

La boulimie. Mon fléau. Mon démon. Mon corps.
Je me bats contre elle depuis l’âge de mes 15 ans. J’en ai aujourd’hui 24 et le problème n’est pas encore réglé. Cependant, cette année, j’ai décidé d’arrêter de croire que tout allait disparaître lorsque j’aurai perdu du poids, lorsque j’aurai un copain, lorsque j’allais réussir, lorsque je serais partie de chez moi,... Ou encore d’autres nombreuses raisons.
Je me suis rendue compte que j’allais devoir prendre la maladie à bras le corps et me battre contre elle un peu tous les jours. J’ai donc entrepris une nouvelle thérapie en plus des visites à ma psychiatre.
Cela a été dur, cela l’est toujours par moment. Mais j’accumule de plus en plus de petites victoires qui permettent de me reconstruire. Et ces victoires, je ne les dois qu’à moi-même. Parfois, j’ai envie d’abandonner. Je me rappelle le chemin parcouru, je m’accorde une pause dans ma bataille et que je reprend la guerre contre mes démons.
J’ai parfois envie de le crier au monde entier, de dire : "Je me bat les gars et je n’abandonnerai pas. Et ce que je fais, c’est juste pour moi."
Je réapprend à manger. J’apprends à m’aimer.

J’ai un nouveau copain qui me mérite.

Je suis avec Patrick depuis presque quatre mois. Notre relation est donc récente. Et je suis en train de tomber amoureuse. D’habitude, je n’ose pas dire ce genre de chose parce que j’ai peur que cela me porte la poisse. Mais ce sont les faits : je tombe amoureuse de lui. Même si j’ai peur d’être blessée, je sais que je n’en sortirai pas anéantie. Parce que c’est un homme bien. Parce que j’ai de la chance d’être avec lui. Parce que pour une fois, je suis avec quelqu’un qui se soucie autant pour moi que je me soucie pour lui.
Nous sommes très différents dans notre façon de gérer la vie. Patrick, c’est la force tranquille. Moi, je suis l’hypersensible, l’écorchée vive qui peut parfois recevoir les évènements de la vie en pleine face.
Un jour, je me suis effondrée devant lui. Je lui ai dit que j’étais effrayée, que je ressentais trop de choses et que c’était difficile pour moi de gérer tous ces sentiments. Il m’a écouté. Et il m’a dit : "Je ne comprend pas comment tu arrives à vivre avec une telle pression sur tes épaules". En le regardant, j’ai tout de suite su qu’il ne me jugeait pas, mais qu’il m’admirait.
Il comprenait que je devais me battre jour après jour avec mes sentiments souvent trop fort pour ma petite personne. Il comprenait que je ne lui demandait pas de venir me secourir. Il comprenait que j’étais forte, que je n’avais pas besoin de lui. Il comprenait que si je lui en parlais c’est que je lui faisait confiance et que j’avais juste besoin de vider mon sac. Il comprenait que je n’avais pas besoin d’un sauveur. Il comprenait et il me respectait.
En ce moment, il est parti rejoindre sa famille en Normandie pendant 10 jours. Il me manque. Mais ça n’est pas déchirant. Je ne me demande pas toutes les secondes ce qu’il fait. Je ne me tracasse pas si je n’ai pas de ses nouvelles pendant un jour ou deux. Je sais qu’il pense à moi. Je lui fais confiance. Il me manque, je me réjouis de le revoir. Mais j’espère surtout que quand je le reverrais, il me racontera qu’il a passé une semaine géniale à revoir sa famille et ses amis.
Parce qu’il me rend heureuse. Parce que j’ai envie qu’il le soit lui aussi. Parce que c’est ça un couple qui fonctionne : vouloir le bonheur de l’autre. Et il m’apporte une partie du mien.

Je ne m’épuise pas dans un boulot que je déteste pendant mes vacances.

Bon. Ce point n’a pas vraiment besoin d’explication. Après cinq ans à avoir bossé comme une folle dans un resto pour une patronne ingrate, j’ai trouvé un nouveau boulot d’étudiant bien payé, avec des horaires léger et au sein duquel on ne me met pas la pression.

Je suis bien entourée, amicalement et au niveau familial.

Je vais m’émanciper et quitter le nid familial.

]]>
2016-07-18T01:53:08+02:00
http://illusion.journalintime.com/Pervers-narcissique Pervers narcissique. Vendredi, j'ai été voir une copine et elle m'a parlé du film "Mon Roi" qui raconte l'histoire d'une femme en couple avec un pervers narcissique. Elle m'a dit qu'elle avait adoré ce film et que ça avait fait écho chez elle parce qu'elle revoyait sa relation avec son ex il y a quelques années. Elle m'a également dit que je devrais le regarder, que ça devrait faire échos chez moi aussi. Là, je ne comprend pas. Elle me parle de Chris. Je lui répond que Chris était certes un peu manipulateur, mais pas de là à être un manipulateur pathologique. Elle m'a regardé avec un air Vendredi, j’ai été voir une copine et elle m’a parlé du film "Mon Roi" qui raconte l’histoire d’une femme en couple avec un pervers narcissique. Elle m’a dit qu’elle avait adoré ce film et que ça avait fait écho chez elle parce qu’elle revoyait sa relation avec son ex il y a quelques années. Elle m’a également dit que je devrais le regarder, que ça devrait faire échos chez moi aussi.

Là, je ne comprend pas. Elle me parle de Chris. Je lui répond que Chris était certes un peu manipulateur, mais pas de là à être un manipulateur pathologique. Elle m’a regardé avec un air dubitatif et m’a conseillé de faire un test qui est facilement trouvable sur internet : il y a trente affirmations et si Chris répondait à au moins 15, c’est qu’il était effectivement un pervers narcissique.

J’ai fait le test. L’attitude de Chris répond à 20 critères sur les 30. Le test précise bien qu’il y a des degrés divers et je ne pense pas que Chris était dans les extrêmes. Cela explique cependant tellement de choses. Mais je comprend aussi pourquoi je n’ai pas pu ouvrir les yeux avant. Cela m’aurait tellement détruit : le seul mec dont je suis vraiment tombée amoureuse était un pervers narcissique. C’est-à-dire que, malgré tout ce que je pouvais croire, il ne ressentait rien pour moi. Tout n’était que du vent.

Si je m’étais rendue compte de cela plus tôt, j’aurais été anéantie. Aujourd’hui, je suis plutôt rassurée. Ca confirme ce que je pressentais : ça n’était pas moi qui avait un problème. Rien n’était de ma faute dans toute cette histoire. Ca explique la difficulté avec laquelle j’ai eu de m’en détacher. Ca explique tout. Ca explique ses différences de comportement.

Deux ans après, j’ouvre enfin les yeux. Mieux vaut tard que jamais ! Etrangement, le fait de savoir que tout ça n’était pas réel, cela me fait du bien : un autre homme pourra supplanter Chris vu que ce que j’ai vécu avec lui n’était pas "réel". Chris n’était que du vent.

Je me sens capable de le croiser et de ne plus avoir mon estomac qui se retourne. Je me sens comme libérée. Je me sens enfin capable de pouvoir avancer et de ne plus avoir sans cesse besoin de comparer (souvent inconsciemment, mais comparer quand même) les mecs que je rencontre avec lui.

Bonheur.

]]>
2016-03-29T17:52:00+02:00
http://illusion.journalintime.com/Aimez-vous-les-uns-les-autres-bordel-de-merde Aimez-vous les uns les autres bordel de merde. Je suis à la bibliothèque de l'Université depuis ce matin. C'est là que j'y ai appris la nouvelle : explosion à l'aéroport de Zaventem. Je ne comprends pas tout de suite. Explosion de quoi ? Une fuite de gaz ? Je lis des articles comme quoi l'aéroport est évacué, qu'il y a des blessés, que plus aucun avion ne peut atterrir ou décoller. Je lis tout ça avec une curiosité morbide et un certain détachement. Puis je tombe sur un article qui parle d'une explosion dans une station de métro dans le quartier européen à Bruxelles. C'est là que j'ai commencé à comprendre : la Je suis à la bibliothèque de l’Université depuis ce matin. C’est là que j’y ai appris la nouvelle : explosion à l’aéroport de Zaventem. Je ne comprends pas tout de suite. Explosion de quoi ? Une fuite de gaz ? Je lis des articles comme quoi l’aéroport est évacué, qu’il y a des blessés, que plus aucun avion ne peut atterrir ou décoller. Je lis tout ça avec une curiosité morbide et un certain détachement. Puis je tombe sur un article qui parle d’une explosion dans une station de métro dans le quartier européen à Bruxelles.

C’est là que j’ai commencé à comprendre : la capitale de mon pays se fait attaquer. Par qui ? Perso, je m’en fous. En tout cas, ce que je voudrais d’abord savoir c’est : est-ce que mes proches vont bien. J’ai d’abord envoyé un message à ma meilleure amie en espérant qu’elle n’avait pas un rendez-vous dans ce quartier-là aujourd’hui. Ce n’était pas le cas. Ma soeur était déjà à son école et ma marraine ne se trouvait pas dans ce quartier-là. Mes deux autres cousins ne se trouvaient pas à Bruxelles aujourd’hui. Au niveau de la famille, on était bon.

Plus je réfléchissais aux gens que je connaissais sur Bruxelles, plus le stress montait. Plus j’envoyais de SMS, plus l’attente devenait insupportable. La dernière personne dont je n’avais pas de nouvelles fût Brahim. Je sais qu’on ne s’est plus jamais parlé après l’Irlande, mais rien que de le savoir en vie quelque part est quelque chose qui m’est rassurant. Heureusement, il a fini par me répondre comme quoi il allait bien et qu’il était en sécurité.

J’ai également envoyé un message à Simon. A bat l’amour propre. Je m’en fous d’en avoir aujourd’hui.

Aujourd’hui, contrairement à ce que certains pense, ça n’est pas un jour qui doit céder la place centrale à la haine, mais plutôt à l’amour. C’est le jour où il faut dire à ses proches qu’on les aime et dire aux gens qu’on tient à eux. Je l’ai dit à Brahim, même s’il s’en fout, j’avais besoin de lui dire. Il a été une étape importante dans ma vie et je garde un bon souvenir de lui.
Ca ne sert à rien de se déverser en insulte contre des gens qu’on ne connaît pas et qui, apparemment, ne sont déjà de toute façon plus là.

Aujourd’hui, je suis enfermée dans la bibliothèque de l’Université avec plein de jeunes qui ont l’air d’en avoir rien à foutre. J’ai envie de leur gueuler de sortir d’ici et d’aller voir leur famille, leurs copains, leur amoureux/se et de leur dire qu’il les aime putain. Mais surtout, surtout, de ne pas tomber dans la dérive de la haine et des amalgames. Ca ne ramènera personne et ça ne fera pas avancer les choses.

Si ces putains de gouvernements se rendaient enfin compte du bordel qu’ils foutent dans des pays pour des histoires économiques. Si on essayait de comprendre comment est-ce que des gens puissent en arriver à commettre de tels actes à la place de répondre par des bombes. Si on parlait un peu plus d’amour à la place de la haine.

J’ai envie de pleurer. Je suis dégoûtée. Et j’ai peur. Pas peur de vivre, mais peur de la réaction des gens et du gouvernement dans les jours à venir.

Aimez-vous, s’il vous plaît.

]]>
2016-03-22T14:26:53+01:00
http://illusion.journalintime.com/3ap9-Mercredi Mercredi. En rentrant de la bibliothèque, j'étais fatiguée. J'avais juste envie de manger tout ce qui me tombait sous la main, mais ma mère était dans la cuisine. J'ai donc été m'affalée sur mon lit en écoutant de la musique super déprimante. Puis j'ai décidé de me bouger le cul et j'ai été courir. 5 km. C'est pas mal pour une reprise ! Je suis pas en top forme ces derniers jours, mais je ne me laisse pas trop aller. C'est déjà une bonne chose. En rentrant de la bibliothèque, j’étais fatiguée. J’avais juste envie de manger tout ce qui me tombait sous la main, mais ma mère était dans la cuisine. J’ai donc été m’affalée sur mon lit en écoutant de la musique super déprimante. Puis j’ai décidé de me bouger le cul et j’ai été courir. 5 km. C’est pas mal pour une reprise !

Je suis pas en top forme ces derniers jours, mais je ne me laisse pas trop aller. C’est déjà une bonne chose.

]]>
2016-03-09T12:16:17+01:00
http://illusion.journalintime.com/3aol-Mardi Mardi. Bon. Ca va un peu mieux. Mon moral est pas au plus bas, même si dimanche, j'avais vraiment envie de rester dans mon lit pendant au moins un mois entier. Genre, tomber dans une sorte de coma pour essayer de récupérer. La journée d'hier s'est bien passée et était productive. Aujourd'hui, je vais essayer qu'elle le soit autant et je vais courir ce soir. Bref, je reprend un peu ma vie en main : un corps sain dans un esprit sain (ah. ah.). Je me sens vachement grosse en ce moment. N'empêche, pour le moment, je ne vomis qu'une fois par semaine, donc c'est pas encore trop mal. Il y a du Bon. Ca va un peu mieux. Mon moral est pas au plus bas, même si dimanche, j’avais vraiment envie de rester dans mon lit pendant au moins un mois entier. Genre, tomber dans une sorte de coma pour essayer de récupérer.

La journée d’hier s’est bien passée et était productive. Aujourd’hui, je vais essayer qu’elle le soit autant et je vais courir ce soir. Bref, je reprend un peu ma vie en main : un corps sain dans un esprit sain (ah. ah.).

Je me sens vachement grosse en ce moment. N’empêche, pour le moment, je ne vomis qu’une fois par semaine, donc c’est pas encore trop mal. Il y a du progrès… Enfin je crois. Je vois la psychologue jeudi de toute façon. C’est un peu épuisant comme travail. Il y a pas mal de trucs qui me reviennent, des trucs qui font pas toujours du bien et que j’avais enfoui au fond de moi en me disant que ça serait mieux comme ça. Mais bon, à l’évidence, si quand ils ressortent, ça me fait toujours mal, c’est qu’il y a toujours un truc qui me travaille à propos de ça. Bref, j’en parlerai à la psy jeudi.

J’ai décidé de moins sortir pour ne plus avoir ces excès de tristesse et pour arrêter de jouer à la fille désespérée à chaque fois que je suis bourrée. Bon, ok. A chaque fois, j’exagère. C’est juste arrivé ce samedi, aussi non ça faisait un bon moment que je n’étais plus dans cette optique-là. Mais bon, je me déteste tellement lorsque je suis comme ça, que je n’ai pas envie de réitérer l’expérience. Ca me permettra de me concentrer plus sur mon boulot comme ça.

]]>
2016-03-08T10:28:31+01:00
http://illusion.journalintime.com/Courageuse-Ah-Ah-Ah Courageuse ? Ah. Ah. Ah. Je me sens épuisée. Ces derniers jours, l'envie de laisser ma voiture percuter un mur n'arrête pas de venir me hanter. Je suis FA-TI-GUEE. Fatiguée d'être moi, d'être aussi sensible, d'avoir l'impression de devoir me battre tous les jours pour vivre, pour monter aux gens que je suis en vie, que je rigole, que je suis marrante, etc. Une phrase de Beigbeder me revient souvent en tête : "Ma vie est un désastre, mais personne ne le voit parce que je suis poli : je souris tout le temps". C'est ce que je ressens en ce moment. Plus ou moins. Ma vie n'est pas un désastre, mais pas non Je me sens épuisée. Ces derniers jours, l’envie de laisser ma voiture percuter un mur n’arrête pas de venir me hanter.

Je suis FA-TI-GUEE. Fatiguée d’être moi, d’être aussi sensible, d’avoir l’impression de devoir me battre tous les jours pour vivre, pour monter aux gens que je suis en vie, que je rigole, que je suis marrante, etc. Une phrase de Beigbeder me revient souvent en tête : "Ma vie est un désastre, mais personne ne le voit parce que je suis poli : je souris tout le temps". C’est ce que je ressens en ce moment. Plus ou moins.

Ma vie n’est pas un désastre, mais pas non plus une réussite. Et puis après tout, qu’est-ce qu’est ma vie au niveau du monde ? Rien du tout. Il continuera d’avoir des guerres, des gens qui meurent, des connards qui n’en ont rien à foutre, etc. etc. Je continuerai de me sentir seule, même si j’étais en couple.

Je pense que c’est ce que me déprime le plus en ce moment : me rendre compte que rien ne sera jamais réglé par le fait que je sois avec quelqu’un. Bref, que mes moments de "dépression" chronique seront toujours présents, quoi qu’il arrive, sans que personne ne puisse les empêcher. Et que, même si je trouve l’homme de mes rêves (si du moins j’en ai réellement un), il ne me comprendra de toute façon jamais. Ou du moins, je ne me sentirais jamais comprise.

Super résumé. Super tout. Je suis épuisée. Je voudrais juste qu’on me laisse dormir des semaines entières, juste pour que je puisse récupérer. Juste pour me laisser le temps d’arrêter d’avoir envie de mourir chaque fois que je me réveille le matin.

]]>
2016-03-06T05:09:24+01:00
http://illusion.journalintime.com/Adele-When-we-were-young Adele - When we were young Everybody loves the things you do From the way you talk To the way you move Everybody here is watching you Cause you feel like home You're like a dream come true But if by chance you're here alone Can I have a moment Before I go? Cause I've been by myself all night long Hoping you're someone I used to know Moment de nostalgie. Rêve bizarre cette nuit. J'ai rêvé de Johan, Simon et Chris. Je ne suis pas sauvée. Je retournais vers Jo parce qu'il était gentil (mais je ne tombais pas pour autant amoureuse), je fuyais Chris parce qu'il me faisait peur et je n'osais pas approcher Simon

Everybody loves the things you do
From the way you talk
To the way you move
Everybody here is watching you
Cause you feel like home
You’re like a dream come true
But if by chance you’re here alone
Can I have a moment
Before I go?
Cause I’ve been by myself all night long
Hoping you’re someone I used to know

Moment de nostalgie. Rêve bizarre cette nuit.
J’ai rêvé de Johan, Simon et Chris. Je ne suis pas sauvée. Je retournais vers Jo parce qu’il était gentil (mais je ne tombais pas pour autant amoureuse), je fuyais Chris parce qu’il me faisait peur et je n’osais pas approcher Simon parce que je ne me sentais pas assez bien pour lui (pas assez jolie, pas assez mince, etc.).

Conclusion : ne pas retourner vers Johan (qui me déteste sans doute toujours), arrêter d’avoir peur de Chris (parce que bon, au final, on s’en fout), et ne pas tenter le contact avec Simon (enfin arrêter de rentrer en contact avec lui). Pas besoin de me sentir plus nulle que ce que je me sens déjà parfois.

]]>
2016-03-05T10:31:11+01:00
http://illusion.journalintime.com/L-amour-cette-grosse-arnaque L'amour, cette grosse arnaque Ok. Dans ces moments de faiblesse, Chris me manque. Et ça m'énerve. Deux ans que c'est fini et je semble être incapable de tomber à nouveau amoureuse. Il paraît que c'est normal. Qu'on ne tombe pas souvent amoureux parce que ça prend du temps et parce qu'aussi non ça rendrait la chose trop banale. Mais ça fait deux ans là. Je vais bien finir par retomber amoureuse un jour non ? Un mec bien, ça serait sympa en passant. Ok. Dans ces moments de faiblesse, Chris me manque. Et ça m’énerve. Deux ans que c’est fini et je semble être incapable de tomber à nouveau amoureuse. Il paraît que c’est normal. Qu’on ne tombe pas souvent amoureux parce que ça prend du temps et parce qu’aussi non ça rendrait la chose trop banale.

Mais ça fait deux ans là. Je vais bien finir par retomber amoureuse un jour non ? Un mec bien, ça serait sympa en passant.

]]>
2016-03-01T13:33:50+01:00
http://illusion.journalintime.com/Amour Amour Ce week-end, je parlais avec Alex (ma pote) que ce qui me déprimais le plus en ce moment, c'était de ne pas être tombée amoureuse depuis Chris. Avec le recul, j'ai l'impression de n'avoir été qu'une seule fois réellement amoureuse et c'était avec lui. Et maintenant, chaque fois que je rencontre un gars, je me rend compte en moins de trois secondes des défauts qui vont faire en sorte que cela ne marchera jamais. Ce qui ne me laisse pas beaucoup de possibilités avec les mecs, parce que je me rend compte que je suis super difficile. Il y a toujours un truc qui ne va pas. Et quand Ce week-end, je parlais avec Alex (ma pote) que ce qui me déprimais le plus en ce moment, c’était de ne pas être tombée amoureuse depuis Chris. Avec le recul, j’ai l’impression de n’avoir été qu’une seule fois réellement amoureuse et c’était avec lui.

Et maintenant, chaque fois que je rencontre un gars, je me rend compte en moins de trois secondes des défauts qui vont faire en sorte que cela ne marchera jamais. Ce qui ne me laisse pas beaucoup de possibilités avec les mecs, parce que je me rend compte que je suis super difficile.

Il y a toujours un truc qui ne va pas. Et quand je rencontre un mec bien, je continue à essayer de le voir, parce que je me dis qu’il ne faut pas laisser filer un mec comme ça, mais d’un autre côté, après le premier rencard, je distingue déjà pas mal de trucs qui vont me déranger. Si je rencontre un crétin, mon petit côté maso est attiré par lui et vu que ça ne marchera jamais, parce que ce mec est un crétin, je vais déprimer en me disant que c’est sûrement de ma faute : je suis trop "comme-ci" et pas assez "comme-ça". Alors qu’il est évident que, si ça ne marche pas, c’est parce que ce mec est un crétin.

Prenons l’exemple de Chris. J’ai souvent pensé que si ça n’a pas marché avec moi, s’il n’a pas essayé de me récupérer, c’était parce que j’étais trop grosse, que je n’étais pas assez bien pour lui. Maintenant, je me rend compte que si ça n’a pas marché avec lui, c’est parce que ça n’aurait pas marché. Je veux dire que je ne saurais pas être dans une relation comme il est maintenant avec sa copine. Je me sentirais étouffé. Je ne pouvais pas lui apporter ce dont il avait besoin. Puis je ne saurais pas sortir avec un mec en qui je ne peux pas avoir confiance. Je serais devenue dingue. Il m’a rendue dingue d’ailleurs. Je ne dormais plus quand il sortait en soirée. C’était vraiment assez horrible. Et tout ça n’était en rien de ma faute.

Bref, il suffit juste de rester loin des crétins.

]]>
2016-03-01T11:08:34+01:00
http://illusion.journalintime.com/Resume-d-un-week-end Résumé d'un week-end. Bon, je viens d'effacer tout le texte que j'avais écrit donc celui-ci sera sûrement plus court que je ne l'aurai voulu. Je m'excuse d'avance pour la façon dont il sera écrit, mais j'ai un peu la tête dans le cul. Je suis à la bibliothèque de l'Unif depuis une heure et je n'ai encore rien fait. J'ai passé un week-end de folie et là, comme d'habitude, j'ai le contre-coup et je déprime. J'ai vraiment l'impression que c'est comme prendre une drogue : tu t'amuses super bien, tu montes de plus en plus, mais le retour à la réalité est vraiment douloureux. C'est un peu ce qui m'arrive Bon, je viens d’effacer tout le texte que j’avais écrit donc celui-ci sera sûrement plus court que je ne l’aurai voulu. Je m’excuse d’avance pour la façon dont il sera écrit, mais j’ai un peu la tête dans le cul. Je suis à la bibliothèque de l’Unif depuis une heure et je n’ai encore rien fait.

J’ai passé un week-end de folie et là, comme d’habitude, j’ai le contre-coup et je déprime. J’ai vraiment l’impression que c’est comme prendre une drogue : tu t’amuses super bien, tu montes de plus en plus, mais le retour à la réalité est vraiment douloureux. C’est un peu ce qui m’arrive ici. Alors je me dis que si je l’écris, ça me permettra d’être un peu moins déprimée et de me remettre à mon étude.

Vendredi, je suis partie à Dublin rejoindre ma pote Alex. Nous sommes d’abord allées manger des sushis avec sa colloc, puis nous sommes allées boire des verres dans un bar où nous avions l’habitude de nous rendre quand j’habitais en Irlande. Deux de ses potes Français sont venus nous rejoindre et ils ont passé toute la soirée avec nous. Je me suis particulièrement bien entendue avec Alex (oui un des Français s’appelaient aussi Alex...). Enfin, bien entendue, on a d’abord commencé à se clasher tout le début de soirée. Puis, après avoir brisé la glace, on a passé une bonne partie de la soirée à se parler. Et fin de soirée, nous sommes sortis ensemble.

Après que la boite dans laquelle nous étions ait fermé, nous sommes rentrés chez les deux Français, et nous avons dormi là-bas. J’ai dormi avec Alex (le mec), mais nous n’avons pas couché ensemble. Ce qui, d’une certaine façon, n’est pas plus mal, car je ne prend plus la pilule. Le samedi soir, je suis retournée boire un verre, mais juste avec ma pote Alex cette fois-ci. On s’est envoyé quelques longs messages avec l’autre Alex, mais il n’a pas encore répondu à mon dernier. Je lui renverrai peut-être quelque chose ce soir si je n’ai pas de nouvelles.

Dimanche, après avoir atterri à Bruxelles, je suis allée passer l’après-midi chez Simon, un pote de mon cousin, car ce dernier faisait une fête à LLN pour son départ en Erasmus et je n’avais pas envie de rentrer chez moi, car LLN est beaucoup plus loin de ma maison que de Bruxelles. Bref, on a passé toute l’après-midi a se prendre des délires. J’ai passé un bon moment.

Le soir, on va rejoindre mon cousin à sa soirée d’au-revoir, je rencontre pas mal de gens, je m’amuse bien et fin de soirée, Simon m’a embrassé. J’ai passé la nuit avec lui, mais il ne s’est rien passé non plus. Sur ce coup-là, c’est parce que j’avais mes règles. Enfin, ça c’était la raison officielle. En vrai, je ne les avais plus vraiment, mais même si gars était assez sexy, je n’avais pas envie de coucher avec lui. Enfin, mes hormones avaient envie, tout mon corps entier avec envie, mais pas ma tête.

Plus tôt dans la soirée, il m’a dit que s’il couchait avec une fille le premier soir, il ne comptait pas la revoir. Ok, je ne compte pas vraiment le revoir. C’est un des meilleurs amis de mon cousin et en plus, il était assez mal à l’aise ce matin vis-à-vis de ça. Mais c’est juste pour le fait. Ca m’a énervé cette mentalité à la con. Donc voilà.

Ce qui me fait bizarre avec ce week-end, c’est tout d’abord d’être sortie avec deux mecs. Je ne fais plus ça depuis mes 19 ans je crois. Enfin, là n’est pas encore le problème : je fais ce que je veux, ça ne pose de problème à personne, personne n’est blessé, blablabla. Le plus bizarre là-dedans, c’est que je suis sortie avec deux types qui me plaisaient vraiment, mais avec qui ça ne sera jamais compatible, parce qu’il leur manque à chacun un truc. Ce que je veux dire, c’est que les deux ensemble, ça aurait fait l’homme parfait.

Alex aurait été le parfait meilleur ami avec qui je peux raconter ma vie, celui en qui je peux faire confiance, à qui je peux tout raconter, même les choses les plus dures.
Simon aurait été le parfait "plan cul", celui avec qui je peux rigoler pendant des heures, me prendre des délires et faire plein de fois l’amour.
Bref, à eux deux, ça aurait fait un homme idéal, celui dont je pourrais tomber amoureuse. Au moins, maintenant, je sais ce dont j’ai envie. Le trouver est une autre paire de manche. De toute façon, je n’en ai pas besoin maintenant. Je m’en sors bien toute seule et je suis assez fière de moi en ce moment. Même si là je déprime, c’est parce que j’ai besoin de me remettre dans mon mode "étude". Un peu de motivation ! !

]]>
2016-03-01T10:32:00+01:00
http://illusion.journalintime.com/Aigrie Aigrie Aujourd'hui, en cours d'anglais, la prof a demandé aux élèves lesquelles avaient envie de se marier plus tard. A tous ceux qui ont répondu oui : ça n'est pas une décision que l'on prend tout seul. De plus, essayer d'abord de ne pas tromper votre copine/copain dès que vous buvez une bière avant de parler de mariage. Oui, je suis aigrie. Oui, j'en ai marre. Oui, je suis fatiguée. Oui, aujourd'hui je me suis fait vomir. Aujourd’hui, en cours d’anglais, la prof a demandé aux élèves lesquelles avaient envie de se marier plus tard. A tous ceux qui ont répondu oui : ça n’est pas une décision que l’on prend tout seul. De plus, essayer d’abord de ne pas tromper votre copine/copain dès que vous buvez une bière avant de parler de mariage.

Oui, je suis aigrie. Oui, j’en ai marre. Oui, je suis fatiguée. Oui, aujourd’hui je me suis fait vomir.

]]>
2016-02-24T20:55:27+01:00
http://illusion.journalintime.com/Le-monde-est-stone Le monde est stone. Rationnellement, je me dis que je n'ai pas le droit d'en vouloir à Thomas. Il n'a pas voulu tout ça. Il a fait des conneries de gamin, mais il ne voulait en aucun cas me briser. Il a fait des erreurs. Tout le monde en fait. Pourtant, si je veux être honnête avec moi, je lui en veux. Il aurait du me protéger et non laisser ses amis se moquer de moi. Il aurait du empêcher tout ça. Il aurait du faire en sorte que cela n'arrive pas. J'ai encore parfois envie d'aller le trouver et de lui dire que, huit ans après, j'avais encore des séquelles. Que huit putain d'années après, je devais Rationnellement, je me dis que je n’ai pas le droit d’en vouloir à Thomas. Il n’a pas voulu tout ça. Il a fait des conneries de gamin, mais il ne voulait en aucun cas me briser. Il a fait des erreurs. Tout le monde en fait.

Pourtant, si je veux être honnête avec moi, je lui en veux. Il aurait du me protéger et non laisser ses amis se moquer de moi. Il aurait du empêcher tout ça. Il aurait du faire en sorte que cela n’arrive pas. J’ai encore parfois envie d’aller le trouver et de lui dire que, huit ans après, j’avais encore des séquelles. Que huit putain d’années après, je devais encore me battre pour essayer de foutre toute cette merde hors de ma vie. Que huit putain d’années plus tard, j’ai toujours des difficultés à commencer à une relation, parce que j’ai plus besoin d’un homme que j’en ai envie. Qu’à cause de tout ça, je refuse que quiconque me protège parce que j’ai été habituée à devoir me protéger toute seule.
Je voudrais lui dire qu’on a presque grandi ensemble, que je le voyais comme un grand frère, mais qu’au lieu de me protéger, il m’a poussé dans l’arène aux lions.
Oui, je lui en veux toujours. Comme je m’en veux de m’être laissée entraînée là-dedans.

]]>
2016-02-21T22:00:41+01:00
http://illusion.journalintime.com/Avec-ma-guitare-a-la-main-je-n-ai-peur-de-rien "Avec ma guitare à la main, je n'ai peur de rien" Quand j'avais 15 ans, je me suis rendue à un festival près de chez moi. J'étais très saoule et je suis sortie avec le fils du meilleur ami de mon père, Thomas, qui avait 20 ans à l'époque. J'ai bu du pastis avec lui, puis il m'a amené dans sa tente. J'ai vaguement le souvenir d'un de ses potes qui tape sur la tente et qui sort Thomas de là, mais sinon, c'est le trou noir. Apparemment, des filles de mon école m'ont retrouvée inconsciente dans le camping. Elles m'ont amené à mes amis qui ont tenté de me maintenir un maximum éveillé, pendant qu'un gars appelait mon père pour Quand j’avais 15 ans, je me suis rendue à un festival près de chez moi. J’étais très saoule et je suis sortie avec le fils du meilleur ami de mon père, Thomas, qui avait 20 ans à l’époque. J’ai bu du pastis avec lui, puis il m’a amené dans sa tente. J’ai vaguement le souvenir d’un de ses potes qui tape sur la tente et qui sort Thomas de là, mais sinon, c’est le trou noir.
Apparemment, des filles de mon école m’ont retrouvée inconsciente dans le camping. Elles m’ont amené à mes amis qui ont tenté de me maintenir un maximum éveillé, pendant qu’un gars appelait mon père pour qu’il vienne me rechercher. J’avais toujours le pull de Thomas.
Il était chef au mouvement de jeunesse dans lequel j’étais. Et tous les samedi, pendant plusieurs mois, lui et ses copains venaient me dire que j’étais une traînée et me faisaient des blagues salaces auxquelles je n’arrivais pas à répondre. J’étais toujours vierge, et je n’avais aucun souvenir de ce qu’il s’était passé dans cette tente.
Pendant des mois, je me suis regardée devant une glace en me disant que si je n’avais pas été aussi grosse, Thomas ne m’aurait pas abandonné au milieu du camping. Si je n’avais pas été aussi grosse, lui et ses amis auraient arrêté d’être méchants avec moi. Si je n’avais pas été aussi grosse, rien de tout ça ne serait arrivé. Plus je me regardais, plus je me trouvais immonde, plus je me détestais.
J’ai commencé à me scarifier pour que la douleur arrête d’être seulement mentale, pour que la douleur me semble plus réelle, pour que je puisse la visualiser. Pour que je puisse au moins un minimum la contrôler. Aujourd’hui, ce sont toujours ces marques que l’on peut observer sur mon avant bras gauche. Elles sont toujours là, bien visibles et elles ne disparaîtront sûrement jamais. Comme les autres cicatrices faites par ces évènements.

J’ai peut-être déjà raconté cette histoire sur ce journal. Je ne sais plus. Je n’avais pas envie de fouiller dans mes souvenirs aujourd’hui. J’avais envie, j’avais besoin d’à nouveau coucher cette histoire sur "le papier" et d’arrêter de faire comme si aujourd’hui ça ne me faisait plus rien. Je me souviens encore de ce que je portais ce soir-là. De ma coupe de cheveux. De la honte. De la peur.
Thomas est venu à la soirée à laquelle j’étais hier. Rien de bien banal, je le croise souvent. Nous habitons la même région, fréquentons les mêmes cercles. Mais quand je l’ai vu, je me suis raidie. Il était accompagné d’un de ses amis qui était le plus dur avec moi à l’époque.
Quand je les ai vu tous les deux, je me suis demandé s’il savait. S’ils savaient que, aujourd’hui encore, je me bat contre la boulimie, maladie qui est devenue omniprésente suite à ces évènements. Je me demande s’ils se souviennent de ça à chaque fois qu’ils me voient, comme je le fais moi. Je me demande s’ils se rendent compte du mal qu’ils m’ont fait.
Thomas peut-être. Parce qu’après quelques mois, je venais de commencer à voir ma psychiatre, je suis allée le trouver à une soirée, complètement bourrée, en lui disant que j’étais boulimique depuis ce festival et que c’était de sa faute, à lui et ses copains. Que je voulais qu’ils arrêtent, parce que je n’en pouvais plus, parce que j’étais épuisée. Après cela, les remarques ont diminué pour finir par disparaître totalement. La soeur de Thomas est anorexique. Je pense qu’il a donc fait le nécessaire pour que ses copains se calment. Le mal était cependant déjà fait.

Je ne dis pas que Thomas et ses copains sont responsables. Un autre évènement aurait pu déclencher la boulimie. Ca n’était pas la première fois que je me faisais vomir. Les crises sont juste devenues omniprésentes suite à ce festival. J’étais fragile à l’époque. Je buvais beaucoup trop. Je n’avais aucune confiance en moi. Il a été un élément déclencheur. Est-ce vraiment de sa faute ? Je ne sais pas si j’ai le droit de lui en vouloir.

Les gens ne savent pas à quel point ils peuvent affecter la vie des autres. Nous devrions cependant en avoir tous conscience afin d’éviter de blesser plus fort qu’on ne le voudrait.

Je vois toujours ma psychiatre et la psychologue. J’ai fait ma première séance d’hypnose jeudi passé. Tout s’est bien déroulé. Je vomis beaucoup mois. Je n’ai pas vomis une seule fois pendant un mois entier. Et depuis le début du mois de février, je n’ai vomis que quatre fois. J’avance petit à petit. Mais j’avance.

]]>
2016-02-21T21:46:05+01:00